Convaincu que les multinationales constituent une chance pour l’économie française,
Xavier Fontanet, le président d’Essilor, a abordé différents thèmes lors de son entretien avec le président du Groupe Xerfi, Laurent Faibis.
Si on faisait confiance aux entrepreneurs, le blog de Xavier Fontanet
Convaincu que les multinationales constituent une chance pour l’économie française,
Xavier Fontanet, le président d’Essilor, a abordé différents thèmes lors de son entretien avec le président du Groupe Xerfi, Laurent Faibis.
"Xavier Fontanet est au sommet de la pyramide. Moi, je suis dans les soutes du capitalisme". Et pourtant, Maria Nowak*, économiste et créatrice de l'Association pour le droit à l'initiative économique (ADIE) et Xavier Fontanet, président d'Essilor ont bien des points communs, notamment une vision très proche de ce que pourrait être un capitalisme raisonnable et équilibré. C'est ce qui est apparu au cours de la conférence à laquelle ils participaient aux Bernardins le 26 octobre sur le thème: " Social et économie: même combat? "
Pour eux, la confiance est au cœur de l'édifice et des pratiques vertueuses. " Le grand déficit de la France est celui de la confiance. Etre pauvre, c'est ne pas avoir d'avenir et confiance en rien. Accorder un crédit à quelqu'un, c'est lui faire confiance " explique Maria Nowak. Dans le même sens, Xavier Fontanet insiste sur cette notion, indispensable au bon fonctionnement de l'économie: "La confiance est un trépied. Il faut avoir confiance en soi, dans les autres et dans le système". Et en la matière, Xavier Fontanet souligne le rôle fondamental des médias.
Pour ces deux libéraux comme ils se qualifient eux mêmes, l'Etat a un rôle à jouer mais celui-ci ne doit pas excéder certaines limites, largement dépassées aujourd'hui. "Je ne suis pas contre les réglementations par principe. Mais aujourd'hui, on voit bien que ce sont les plus modestes qui se perdent dans cette complexité car ils ne peuvent pas se payer de juriste, de consultant. Le statut d'auto-entrepreneur a fait évoluer les choses dans le bon sens en la matière" explique Maria Nowak. Pour Xavier Fontanet, il est temps de s'interroger aujourd'hui "sur notre endettement, sur le poids de la sphère publique" et de regarder certaines expériences très saisissantes de réduction de la dette, que ce soit au Canada, ou encore en Nouvelle Zélande.
Pour parvenir à un système plus équilibré, qui ne laisse pas au bord de la route 8 millions de Français sous le seuil de pauvreté (moins de 900 euros par mois), Maria Nowak prône le développement du micro-crédit, de l'entrepreunariat (40 % des nouvelles entreprises sont créées aujourd'hui par des chômeurs) ou encore du social business. "Chacun de nous a un talent en lui. Maria Nowak et chaque entrepreneur de l’Adie démontrent que ce talent, allié à la volonté, peut-être à l’origine de micro entreprises démarrées par des gens qui ont perdu leur job. Peut-on imaginer un message plus admirable ? » aime pour sa part rappeler Xavier Fontanet.
* Maria Nowak vient de publier L'Espoir économique: de la microfinance à l'entrepreneuriat social: les ferments d'un monde nouveau chez JC Lattès.
Editions Les Belles Lettres / Manitoba, octobre 2010.
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