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Si on faisait confiance aux entrepreneurs, le blog de Xavier Fontanet
Je souhaite que ce blog soit un lieu de débat. J'ai donc décidé de mettre en ligne certains passages de mon livre. Voici pour commencer l'introduction. N'hésitez pas à y apporter vos commentaires, j'y répondrais avec grand plaisir.
Introduction
On ne dit pas assez que nos grandes entreprises, ou plus précisément
celles qui ont su se placer sur les marchés mondiaux, tiennent leur
cap actuellement malgré la crise. Ce développement, qui est un fait,
est la preuve que les Français peuvent très bien s’adapter et participer
pleinement à la mondialisation.
Journaux, radios et télévisions donnent pourtant bien de mauvaises
nouvelles : fermetures, licenciements… Quand les résultats sont bons,
ils sont présentés comme indécents alors qu’il faudrait objectivement
se réjouir : au moins quelque chose marche ! Les dividendes sont
vilipendés alors qu’ils servent à financer par recyclage les nouvelles
activités. La mondialisation est présentée comme la source de tous
les problèmes, et les Français attendent de l’État (qui se prête un peu
rapidement à ce rôle) une protection : on croirait revenir à l’époque où
les paysans se soumettaient à leur seigneur en échange de la protection
contre les Huns ou les Normands !
La mondialisation est pourtant une chance considérable pour la
société et ses entreprises, il faut le dire. La France ne représente que
5 % de l’économie mondiale. En jouant le jeu de la mondialisation,
nos entreprises peuvent devenir vingt fois plus grandes qu’en restant
sur le territoire national. Outre ce changement de taille, c’est aussi
un changement de nature qui s’offre à elles. Au contact de méthodes,
de process et de cultures nouvelles, elles et tous leurs collaborateurs
grandissent et progressent. On dénigre les entreprises du CAC 40 et du
SBF 120, moins connu mais tout aussi important ; elles ont pourtant
objectivement fait un sacré chemin dans les vingt dernières années.
Pour lire l'intégralité de l'introduction :
par Xavier Fontanet.
Editions Les Belles Lettres / Manitoba, octobre 2010.
Je pense que les raison de cette peur de la mondialisation est la méconnaissance de ce phénomène nouveau. Les gens ont peur que se perdent les spécificités locales. Avant on appartenait à un village, une région, un pays, Chaque communauté était fier de ses spécificités, sa culture. Mais aujourd'hui les communautés sont de moins en moins liées au sol, conséquence des progrès dans les transports, les communications, surtout d'internet, où de nombreuses communautés se forment.
A mon avis,ce que les gens contestent réellement n'est pas la mondialisation(enfin indirectement un peu), mais ce monde, de plus en plus compétitif et stressant. Beaucoup ont du mal, malgré leur bonne volonté, à s'y insérer ou s'y adapter.
Je suis entrepreneur français vivant au Canada et je viens de recevoir votre livre envoyé par mon beau-père qui a assisté à une de vos récentes conférences à Grenoble. Je découvre votre blog par la même occasion. Belle initiative pour provoquer l'échange.
A la lecture de votre introduction, je sens poindre rapidement cette problématique liée à l'image de l'Entrepreneur en France et à ce côté un peu "sale" de l'Argent et de la réussite qui lui colle à la peau.
Je reste profondément convaincu que notre société est victime d'un manque d'information sur le monde de l'entreprise et plus encore sur le sujet de l'entrepreneurship au sens large du terme. Il y a d'ailleurs souvent confusion entre le dirigeant d'une entreprise (actionnaire ou non) et le fondateur/dirigeant qui sont, à mon sens confrontés à des réalités et des enjeux bien différents.
Il me semble que cette culture entrepreneuriale devrait s'enseigner à l'école et devrait faire partie du cursus scolaire de tous nos lycéens. Les sensibiliser à la création de valeur économique liée à la création de nouvelles entreprises, là où on ne nous enseigne que des cours d'économie théorique qui de mon point de vue n'ont pas ou peu d'applications pratiques dans la vie professionnelle. Ne devrait-on pas aborder les rudiments de l'entreprise générer l'envie d'entreprendre ou tout simplement de nouvelles vocations ?
Quel est votre avis sur le sujet et existe t-il des initiatives de cette nature supportées par des entrepreneurs français qui comme vous veulent y croire.
Francis Bélime.
(Également Mentor d'entreprises à la Fondation de l'Entrepreneurship du Québec)
Merci à vous pour ce message. Je partage tout à fait votre analyse concernant le manque d'enseignement de la culture entrepreunariale en France. Nous n'apprenons jamais à nos élèves et plus tard à nos étudiants ce qu'est la vie rélle d'une entreprise. C'est un vrai souci. Je réfléchis actuellement à un cours qui apprenne aux étudiants comment se comporter sur le plan technique et psychologique en univers concurrentiel (dans la grande et la petite entreprise, dans le produit comme dans le service). J'espère ainsi faire avancer un peu les choses car ce point est absolument déterminant si nous voulons que nos jeunes s'épanouissent dans l'économie de marché et dans la mondialisation. XF